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un regard

un regard
Un jour, une femme



C'était une journée banale,
Rien d'attristant, que du normal,
C'était une journée banale,
Qui commençait avec le moral.

Ca peut paraître attristant
Mais ce n'est pas si fréquent,
De me dire qu'aujourd'hui
J'ai envie de vivre ma vie.

C'est comme si le soleil souriait,
Comme si le futur m'appelait,
Comme si quelque chose m'attendait,
Comme si quelqu'un m'espérait.

Même les oiseaux chantaient,
Même les gens souriaient,
Même moi je rêvais,
Même mes rêves étaient gais.

Mais il suffit d'un rien
Pour que le vent tourne soudain.
Il suffit de ton regard
Que j'ai croisé par hasard.

Au détour d'une rue,
Je te vois et je ne sais plus,
Ni qui je suis ni qui j'attends.
Rien ne compte, que le présent.

Même mon c½ur n'a plus battu,
Même le temps ne s'écoulait plus,
Même le soleil s'assombrit à ta vue,
Même si j'ai oublié qui je fus.


A-t-elle eu seulement conscience,
De moi, de mon existence ?
Qu'a-t-elle deviné de mon émoi,
Quand son regard s'est posé sur moi ?

Comme une gorgone splendide,
Qui transforme mon c½ur vide
En un bouquet d'espoirs et de rires
Que j'aurais aimé lui offrir.

Mais le temps s'écoule et nous emporte,
Ignorant que le bonheur frappait à ma porte,
Et je la regarde portant mes rêves s'éloigner,
Avec le sentiment d'un acte manqué.

Ce soir, je m'endors dans mes regrets,
Mon espoir s'est brûlé les ailes à jamais,
Seul reste le souvenir gravé,
De ton regard que j'ai croisé.

En fermant les paupières,
Je sens de nouveau cet air,
Qui caressait mon visage et le tien,
Qui fut si proche et maintenant si loin.



EFPE (15/03/09)

# Posté le samedi 28 mars 2009 07:57

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